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Randonnées en famille ou en couple : Au bonheur des âmes

15/10/2015

 

Quand on parle des bienfaits de la randonnée, on évoque le plus souvent les bienfaits sur le corps : amélioration du tonus musculaire, réduction des maladies cardio-vasculaires, perte de poids, etc… D’innombrables articles existent sur ce sujet, inutile donc d’en faire un nouveau.

 

On trouve plus rarement des études sur les bienfaits psychologiques et relationnels de la randonnée en montagne. Et pourtant, il y a matière à longuement développer…

Cet article se concentre sur la randonnée en petits groupes (famille, couple, groupe restreint d’amis). Il ne traite pas de la randonnée en solitaire ni en larges groupes (qui feront certainement l’objet d’articles futurs).

 

 

Le temps de la randonnée est un temps atypique dans notre société moderne hyperconnectée et hypersollicitée :  un temps de disponibilité.

 

Lorsqu’on part en montagne, on laisse derrière soi les téléphones portables, les ordinateurs, le travail, les devoirs, les écouteurs, les tâches quotidiennes, …. En somme, tout ce qui nous occupe en temps normal et accapare voracement notre attention mais ferme inconsciemment la porte aux interactions.

 

Au départ d’une randonnée, les discussions portent souvent sur le circuit à venir : quelle durée ? que va-t-on voir ? combien de dénivelée ? etc…. Puis, la marche démarre, le regard se fixe sur le chemin, sur les arbustes autour, sur la recherche du balisage. Petit à petit, la respiration se cale sur le rythme des pas et l’esprit commence à galoper. Dans les passages où le petit groupe s’étire, chacun est seul avec ses pensées. Lorsque le groupe se rassemble, les discussions commencent. Les sujets sont variés : futiles souvent, culturels, portant sur l’actualité ou les faits de société parfois, importants et très personnels de temps en temps. Lorsque l’un parle, les autres l’écoutent, totalement, et lui répondent, totalement. Il n’y a qu’en randonnée (ou dans les groupes de parole dédiés) que cette totale disponibilité dans les échanges est naturelle.

 

Cette qualité d’échange est précieuse pour l'épanouissement des cellules familiales et des couples.

  • Disponibilité à l’autre 

    Faute d’autre élément sur lequel fixer son attention, la parole des autres membres du groupe est entendue et analysée sans effort. On ne peut qu’ETRE dans la discussion et y participer.

    Finis les « mmmmf » dits distraitement en lisant son journal ou en jouant sur son PC, en regardant la télé ou en répondant à des mails du travail… et qui traduisent souvent que l’écoute a été faite d’une oreille : si l’on vous demande de répéter ce que vient de dire l’autre, vous en serez bien incapables.

    La randonnée est donc un moment où les discussions sont de vrais échanges avec des personnes disponibles pour écouter et participer. Parfois, certaines conversations de randonnées restent longtemps dans les mémoires car elles ont touché à des points importants et ont donné lieu à de vraies réflexions collégiales.

     

  • Disponibilité à la rêverie, à l’imaginaire et à la réflexion

    La majeure partie du temps, la randonnée se fait en silence puisque personne n’avance exactement au même rythme. Le groupe se disloque naturellement et pour un temps, chaque marcheur devient solitaire. Alors, la marche devient mécanique, l’attention se porte sur la respiration et le regard alternativement sur le positionnement de chaque pas et sur l’environnement. Avec ce centrage de l’attention sur la respiration, on atteint sans forcément le vouloir le cœur des techniques de méditation !

    Pour les adultes, cette rêverie est source de profonde relaxation.

    Pour les enfants, elle laisse libre court à l’imagination et également à la réflexion… On n’insistera jamais assez sur les bienfaits de l’ennui chez les enfants et les adolescents !

     

  • Disponibilité à soi-même : une introspection passive

    Les pensées portent aussi sur des sujets de préoccupation personnelle. L’esprit saute d’abord alertement d’un sujet à un autre. Mais parfois, il stagne sur l’un d’eux, traduisant un certain désarroi ou l’absence de solution à un problème. Alors, vient l’envie de le sortir du silence et de le soumettre à l’avis bienveillant des autres. Ce processus est lent et c’est parce qu’il est lent qu’il se met en place et aboutit en randonnée.

    Dans l’immédiateté du quotidien, ce type de tracas est vite chassé par l’action, par facilité, afin de ne pas avoir à l’affronter. Il ressortira alors plus tard, lorsqu’il aura pris de l’ampleur et qu’il n’y aura plus le choix que de l’affronter.

    C’est ce lent processus d’introspection qui fait que lorsque vous trouvez votre enfant (ou votre conjoint) soucieux, replié sur lui-même, il sera plus enclin à répondre à vos questionnements après deux heures de marche que lorsqu’il est derrière son ordinateur : il était lui aussi, comme vous, en train de penser à ce qui le taraude…

     

 

Les difficultés surmontées ensemble rassemblent et rassurent 

 

La randonnée est souvent source de plaisir et de satisfaction, mais elle est aussi une épreuve : les montées rudes, les distances importantes, les chemins chaotiques demandent de surpasser les douleurs du corps (pieds, articulations, …) et ses propres envies de renoncement. La montagne exige de savoir se forcer à continuer, pas après pas…

Arriver au sommet d’une cime ou atteindre un col exigeant sont alors des victoires d’autant plus belles qu’elles ont été durement gagnées.

 

Les leçons tirées de cette épreuve sont nombreuses :

  • La répétition obstinée des efforts, aussi minimes soient-ils, et la ténacité, permettent d’atteindre un but même éloigné et semblant au départ insurmontable ;

  • L’estime de soi et la confiance en soi du randonneur en ressortent renforcés : il sait qu’il est capable d’endurance et de courage pour arriver à un but, quel qu'il soit.

  • L’ascétisme montre ses bienfaits : c’est par le manque et l’absence que l’on apprécie réellement l’ « avoir », valable pour la nourriture et l’accès à l’eau (souvent rationnés en randonnée), mais aussi et surtout pour tout le reste : le confort, le repos, le divertissement, …

  • Ces épreuves partagées feront partie du roman familial (ou du couple) :  les ascensions les plus dures, les moments de découragement surmontés ensemble seront autant de ciment qui relie, un socle commun de souffrance endurée.

 

A l’heure où les parents se plaignent de ne plus savoir qui sont leurs ados ou de l’absence de dialogue avec leurs plus jeunes, à l’heure où les psys conseillent aux parents de réserver du « temps de qualité » à leurs enfants (temps qui sera artificiellement décrété et donc pas forcément en phase avec l’envie de l’enfant), à l’heure où au restaurant certains couples regardent leur portable plutôt que leur conjoint, à l’heure où l’interaction se fait de plus en plus virtuelle, la randonnée est plus que jamais à conseiller pour ré-apprendre naturellement à se parler et à partager une histoire forte.

 

Pour nous, la randonnée est un art de vivre, une philosophie de l’existence bien à part.

 

… Alors, ce week-end, on part tous en rando ?

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