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Rencontre avec le PGHM des Alpes-Maritimes

11/01/2017

Cela faisait longtemps que nous nous interrogions sur les dangers réels de la randonnée en moyenne montagne : y a-t-il finalement beaucoup d’accidents ? de gens qui se perdent ? d’appels aux unités de secours ?

 

Nous qui marchons beaucoup n’avons jamais été en situation de détresse…

Alors ? Mythe ou réalité ?

 

Donc, plutôt que d’écrire un centième article théorique ou de bon sens sur les recommandations avant de partir en randonnée (que vous trouverez quand même sur notre site à la page des conseils), nous sommes partis interroger l'un des  spécialistes de la question, en l'occurrence, un PGHM (Peloton de Gendarmerie de Haute Montagne) !

 

La rencontre a lieu à Cannes-Mandelieu à la Base de la Sécurité Civile, pour interroger le PGHM des Alpes-Martimes…

 

 

L’adjudant Raphaël LURION et le gendarme Kévin RAVENEAU nous accueillent.

 

Nous avons été prévenus : si une alerte retentit, l’entretien sera interrompu. Priorité aux opérations et aux victimes, c’est bien normal…

 

 

 

 

 

Après une visite des lieux dont un passage devant l’hélicoptère utilisé pour les interventions, nous attaquons les questions :

 

 

PARLONS DE VOUS…

 

> Quel secteur couvrez-vous ?

 

Nous couvrons le 06 (notamment le massif du Mercantour), mais nous pouvons être amenés à venir en renfort des équipes du 83 ou du 04, voire de l’espace Schengen si besoin, mais c’est très rare.

Nous sommes par exemple intervenus sur le crash de la Germanwings  en mars 2015, qui a mobilisé plusieurs PGHM de la région.

Nous intervenons de jour comme de nuit.

 

> Combien d’interventions faites-vous par an liées aux pratiquants de randonnée et/ou de trail ?

 

En 2016, nous avons été amenés à faire 86 sorties de secours en montagne dont 35 pour des randonneurs à pied / trailers / en raquettes. Notre pic d’activité se situe pendant l’été.

 

 

 

> Quel est le profil de l’équipe du PGHM 06 : âge ? Formation ? Nombre ? Est-ce un travail à temps plein ?

 

Nous sommes 12 secouristes. Moyenne d’âge 35 ans (de 25 à 50 ans). Et nous sommes en majorité des hommes.

Cependant, l’équipe est dirigée par la première femme commandant de PGHM, la Capitaine Sarah CHELPI.

 

 

Pour nous tous, il s’agit d’un travail à temps plein : Lorsque nous ne sommes pas en opération, nous sommes en formation ou en entrainement.

 

Notre formation est multiple : nous sommes Gendarmes, Montagnards (formation PGHM) et Secouristes (PSE2). Nous avons souvent des diplômes civils complémentaires : guide de haute montagne, accompagnateur en montagne, formateur au secourisme ou pisteur secouriste…

Nous sommes tous des passionnés de montagne.

 

Lorsque nous intervenons, nous avons ces 3 casquettes : gendarme habilité à constater, le cas échéant, des infractions, montagnard et secouriste. Les interventions ayant un volet judiciaire sont rares (15 à 20%) et très peu débouchent sur des procès car la plupart des infractions sont contraventionnelles et certaines peuvent se régler à l’amiable (Ex : collision sur les pistes de skis).